L’email marketing va-t-il disparaître en 2018 ?

Depuis le 25 mai, le RGPD (règlement général à la protection des données) est entré en vigueur en Europe. On peut lire un peu tout et surtout n’importe quoi sur le sujet. Mais au-delà des légendes urbaines, qu’est-ce qui a vraiment changé depuis vendredi ? Et quelles sont vos nouvelles obligations ?

Déjà, pour bien comprendre de quoi nous parlons, le RGPD est une réglementation dont le but est de protéger les données personnelles des habitants de l’Union européenne. Pour faire simple, cette réglementation a été créée afin de mieux contrôler ce que peuvent faire Facebook, Google… avec nos données personnelles. Mais bien entendu, cette réglementation ne concerne pas que les géants d’internet. Elle concerne également toute personne amenée à collecter des données personnelles.

De ce fait, toute personne gérant une lettre d’information devrait se demander comment être en conformité avec ce nouveau règlement. Dans cet article, je vais lister les grandes lignes à respecter pour être en conformité avec le RGPD. La bonne nouvelle est que si vous respectez déjà la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, le RGPD ne changera pas grand-chose pour vous. Ce qui va suivre n’a pas valeur de conseils juridiques. Mon but est seulement de débroussailler le sujet et de contredire quelques légendes urbaines populaires.

Voici dans les grandes lignes, les obligations de cette nouvelle réglementation pour une personne qui collecte des adresses de messagerie :

1 Obtenir un consentement explicite

On peut voir pas mal de rumeurs sur le RGPD. L’une d’elles affirme qu’il faut impérativement utiliser une case à cocher de consentement lorsqu’on collecte une adresse mail. Une autre prétend que le simple optin (l’inscription sans message de confirmation) est interdit… Tout cela est faux.

Au sujet du consentement, voici ce que dit l’article 32 : « Cela pourrait se faire notamment en cochant une case lors de la consultation d’un site internet ». La case à cocher est un exemple proposé, pas une obligation.

Dans les faits, la case à cocher n’est pas la bonne option pour collecter des adresses de messagerie. L’article 32 dit également : « Si le consentement de la personne concernée est donné à la suite d’une demande introduite par voie électronique, cette demande doit être claire et concise et ne doit pas inutilement perturber l’utilisation du service pour lequel il est accordé. » Il est bien évident qu’une case à cocher pour confirmer l’inscription à une lettre d’information perturberait inutilement le service.

Pour ce qui est du consentement, il est conseillé de préciser clairement ce que nous allons faire des données que nous collectons. Il suffit par exemple d’expliquer pourquoi vous collectez des adresses avec un message de ce genre : « En vous inscrivant, vous recevrez X messages informatifs de ma part chaque semaine. » Le simple fait qu’une personne entre son adresse de messagerie dans le formulaire constitue alors un consentement.

2 Mettre à disposition une politique de confidentialité

Avant le RGPD, cela était optionnel. Nous pouvions le faire pour rassurer les gens. Aujourd’hui, c’est une obligation. Désormais, nos visiteurs ont le droit de savoir comment leurs données vont être utilisées. Si vous passez par un prestataire pour gérer votre liste, il faut le préciser, et bien entendu, s’assurer qu’il respecte la RGPD.

Au passage, une autre légende urbaine prétend que si nous utilisons un prestataire RGPD, nous n’avons rien à faire de plus. Mais comme vous pouvez le voir dans cet article, même si nous déléguons la gestion de nos listes, certains éléments de la protection des données que nous collectons restent sous notre responsabilité.

3 Documenter tout ce qui concerne la modification et la suppression des données

L’un des éléments importants du RGPD est le droit à l’effacement. Avec la loi de 2004, chaque message envoyé sur une lettre d’information doit contenir un lien de désinscription. Cela n’a donc rien de très nouveau. Par contre, il faut documenter la procédure dans votre politique de confidentialité. Il suffit de dire : « Vous pouvez vous désinscrire à tout moment en suivant le lien présent à la fin de chacun des messages que vous recevrez ».

4 Garder un enregistrement permettant de savoir comment vous avez collecté les données

Si vous utilisez un service comme aweber, vous savez quand une personne s’est inscrite, sur quel formulaire… Le RGPD demande que vous soyez capable de fournir ces informations. Cela signifie qu’il faut conserver ces données si vous changez de prestataire.

En conclusion, comme vous pouvez le voir, le RGPD ne change finalement pas grand-chose à la loi qui était déjà en vigueur. Nous sommes loin de la mort de l’email marketing annoncée par certains. Cette nouvelle réglementation nous demande seulement plus de transparence.

Je n’ai encore rien fait sur ce site pour me mettre en conformité avec le RGPD et comme vous pouvez le voir, je respecte déjà la plupart des points. Ce qui manque principalement est un message qui clarifie le consentement lors de l’inscription. Je pourrais également en profiter pour étoffer un peu ma politique de confidentialité.

Édito du 16/01/2018

J’ai laissé ce blog à l’abandon pendant presque 6 mois. Pourtant j’avais des articles d’avance pour l’alimenter. J’ai aussi des centaines d’idées pour continuer de le faire vivre. Mais je trouvais dommage de développer ce blog sans avoir mis en place un système de collecte d’emails qui me permette de fidéliser mes lecteurs.

Mettre en place un tel système m’a pris plusieurs jours. Ces derniers mois, j’ai également finalisé les différents documents gratuits que je souhaitais partager. Aujourd’hui, ce système est fonctionnel et je vais recommencer à publier régulièrement des articles.

J’ai développé un certain nombre d’outils pour WordPress. Il faut également que je les termine. Ensuite, je les partagerai gratuitement.

Il faut que je finisse Calumma, le thème paramétrable que j’utilise sur ce blog.

J’ai également développé un plug-in « Webmarketing Toolbox » qui permet facilement de créer ou de détruire des cookies lorsqu’un visiteur passe sur une page donnée. Ensuite, avec un shortcode (un code WordPress entre crochets), il est possible d’afficher ou non un contenu selon l’état du cookie.

J’utilise ce plug-in pour afficher ou non mon formulaire d’inscription. Mais il permet de faire des tas de choses sans avoir à coder. Par exemple, lorsqu’une page crée un cookie avec ce plug-in, elle incrémente également sa valeur à chaque passage. Il est possible en utilisant un astérisque d’incrémenter un cookie pour chaque passage sur l’une de vos pages. Et avec le bon shortcode, il est possible d’afficher un formulaire d’inscription pour accéder à votre contenu après un certain nombre de pages vues.

Ce plug-in permet également de faire des tests A/B (la technique des tests A/B permet de savoir quelle formule génère le plus de clics) bien plus facilement qu’avec toutes les solutions existantes. Et il intègre un calcul de ki2 qui permet de savoir si la différence de performance entre les deux versions d’une page est significative ou non.

Pour que ce plug-in soit complet, il faudrait que je lui ajoute un système d’affichage selon la date. Cela permettrait de créer des promotions limitées dans le temps de manière automatique ou d’afficher un compte à rebours avant un événement…

Toutes ces ressources gratuites seront disponibles sur la page : « Téléchargements ». Vous pouvez dès à présent télécharger les deux guides gratuits que je viens de terminer : « Travailler moins pour vivre mieux » et « Mes meilleurs conseils pour réussir ».

Édito du 03/05/2017

Il y a maintenant pas mal de temps que je n’ai pas fait un nouvel édito. Il faut dire que j’étais assez peu actif sur ce blog ces derniers temps.

J’habite dans un parc naturel et je vis au rythme des saisons. Lorsqu’il fait beau, je passe beaucoup de temps dans la nature. Et lorsqu’il fait moins beau, je reste enfermé et j’ai tendance à devenir plus léthargique. J’écris beaucoup en extérieur, sur un smartphone avec clavier.

Lorsque j’ai lancé ce blog, j’avais déjà travaillé depuis un an et demi sur ce projet, pendant environ 150h. Je savais très bien qu’en démarrant ce blog en novembre, je ne serais pas très actif. Mais j’avais besoin que ce projet devienne concret pour continuer d’avancer.

Il ne faut jamais attendre que les conditions soient idéales pour lancer un projet. Sinon on ne fait jamais rien. Même si je n’ai pas beaucoup avancé sur ce projet depuis son lancement, j’ai tout de même posté 5 ou 6 fois plus d’articles que ce que l’on trouve sur la majorité des blogs.

La plupart du temps, une personne a une idée. Elle créé un blog. Elle écrit 3 articles. Puis elle oublie son blog pendant 6 mois. Un jour elle se dit qu’il serait temps de s’y remettre. Elle écrit 2 articles de plus. Et elle oublie définitivement qu’elle a un blog.

Depuis mi-février, je me suis organisé pour écrire tous les jours. Je me suis installé un coin tranquille et j’écris chaque matin. Cela me change de mon habitude d’écrire dans la nature. Mais la méthode est plutôt efficace. J’ai écrit deux livres pour mon ancien blog.

J’étais tellement absorbé par ma nouvelle routine d’écriture que j’ai un peu oublié ce blog. Je suis resté un mois sans poster alors que je croyais que cela faisait 15 jours. Même si jusqu’ici, cela me semblait paradoxal, je commence à comprendre les auteurs de romans qui ont du mal à tenir un blog. Depuis, j’ai fait le tri dans mes listes de tâches et je recommence doucement à bloguer.

Je suis également en train de boucler un livret qui propose une réflexion sur le travail, l’argent, et le bien-être. Dans ce livret, je partage également une liste des compétences nécessaires pour se lancer dans le blogging pro. Je le diffuserais gratuitement dès qu’il sera terminé pour développer la popularité de ce blog encore méconnu.

Édito du 08/12/2016

Comme je l’ai déjà expliqué, plutôt que d’utiliser l’organisation « blog » classique (qui est le plus souvent une absence d’organisation), j’utilise une structure arborescente pour classer l’essentiel de mon contenu.

Aujourd’hui, on parle d’organisation en silos. Cette manière de faire a plusieurs avantages. Elle est pratique pour les visiteurs qui peuvent trouver plus facilement l’information sur le sujet qui les intéresse. Comme Google juge de la pertinence d’une page, entre autres, en mesurant la proximité sémantique des pages qui se font des liens, cette organisation permet également un meilleur classement dans Google.

La structure en silo est intimidante pour certaines personnes qui ne savent pas trop par quel bout la prendre. Certains vont jusqu’à tout planifier, en listant dès le départ tous les articles qui figureront sur le site. Mais en réalité, cette organisation est plutôt simple et naturelle. Même si elle demande un minimum de réflexion avant de commencer, il n’est pas nécessaire de tout planifier.

Depuis le début de ce blog, j’ai posté 4 articles sous forme de pages WordPress qui correspondent à mes catégories principales. J’ai tout simplement listé les sujets qui me semblent essentiels pour ma thématique. Pour chacun j’ai écrit un article introductif assez général.

Chaque grand thème se décomposera en sous-catégories. Par exemple, le thème « popularité » pourra se décomposer en « référencement Google », « optimisation Facebook », « marketing de contenu »… Pour chaque sous-catégorie, j’écrirai également un article sur le sujet.

Les deux premiers niveaux de l’arbre constitueront la structure de base de mon contenu. Ensuite, la plupart de mes articles se raccorderont aux articles « sous-catégories ».

Une série d’articles sur un sujet en particulier pourra donner lieu à un article introductif pour la série, avec un certain nombre d’articles fils. Par exemple, si dans ma sous-catégorie « Google », j’ai plusieurs articles sur l’optimisation « on page », ou sur la sémantique, j’écrirais un article introductif sur chaque thème et les articles se raccorderont au niveau suivant.

Voici la structure de l’arbre que j’utilise :

  • Article de niveau 1 : catégories
  • Articles de niveau 2 : sous-catégories
  • Articles de niveau 3 : articles uniques ou introduction à une série d’articles
  • Articles de niveau 4 : articles en série

Pour les anglophones, voici un article qui explique les principes de la structure en silo.

Pour les autres, j’en reparlerai plus tard.

Édito du 17/11/2016

Je démarre aujourd’hui ce nouveau site sur le sujet du blogging pro. Bien qu’il s’agisse d’un blog sous WordPress, je vais principalement utiliser des pages plutôt que des articles de blog classiques. Cela me permettra de proposer une organisation plus pratique avec des menus organisés.

Un blog est à la base conçu pour tenir un journal. C’est pratique pour présenter du contenu journalisé. Dans le cas contraire, le contenu est difficile à organiser et le visiteur a du mal à s’y retrouver. Je réserve le format blog pour poster des éditos occasionnels comme celui-ci.

Pour l’instant, c’est encore un peu vide. Mais j’ai préparé un certain nombre de choses pour ce site depuis plusieurs mois et j’avais besoin que tout cela devienne concret pour continuer d’avancer. Même si je blogue de manière pro depuis bientôt 7 ans, j’ai gardé une âme d’amateur. Les lancements trop organisés ne sont définitivement pas mon truc.