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Un exemple de marketing de permission

Le concept de marketing de permission a été inventé par Seth Godin. Mais en réalité les idées derrière ce concept existent depuis l’âge d’or du marketing direct dans les années 50.

L’idée est simple. La publicité est souvent une interruption dans l’activité des gens. Par exemple, la pause pub à la TV interrompt le programme. De ce fait, la publicité est souvent considérée comme une nuisance, ce qui amoindrit son impact.

Mais il existe des cas où les gens sont volontaires pour recevoir de la publicité. C’est par exemple le cas lorsque je reçois un mail d’Amazon avec des conseils de lecture. Je sais très bien qu’il s’agit de pub, mais j’ouvre malgré tout le message, parce que j’y découvre parfois des lectures intéressantes. Dans ce cas, il ne s’agit plus de marketing d’interruption, mais de marketing de permission. Et bien entendu, la permission est bien plus efficace que l’interruption.

En surveillant les clics sur mon blog, j’ai mesuré par hasard l’effet du marketing de permission. Lorsqu’on place un lien vers un produit entre le titre d’un article et le contenu lui-même, on obtient en général 3-5% de clics. Si ce même lien est placé en fin d’article, il ne recevra que 2-3% de clics. Bien sûr, pour obtenir ces résultats, il faut un lien avec un texte optimisé pour susciter de la curiosité et inciter au clic.

Il y a quelques mois, j’ai posté des extraits d’un de mes livres avec à la fin de chaque article, un simple lien : « extrait de mon livre x ». Une telle accroche ne suscite aucune curiosité. Elle n’incite absolument pas au clic. Et pourtant, ces liens ont obtenu 8% de clics.

La raison de ce phénomène est simple. J’ai donné de l’information sur un sujet. Et implicitement, le lien final promet plus d’information sur ce même sujet. J’ai donc la permission de faire de la pub. Lorsqu’un lien après un article parle d’autre chose que l’article, il reçoit moins de clics, parce que le niveau de permission est moins fort.

Dans le cas où mon lien n’est pas en connexion directe avec l’article, le niveau de permission n’est pas nul pour autant. En tant que blogueur, je donne de l’information sur une thématique et je vends de l’information sur cette même thématique. Mais plus la connexion entre un article et la pub qui lui est associée est forte, plus la permission est forte. Au point de multiplier par 3 ou 4 l’efficacité d’un lien, sans faire aucun effort pour choisir une formule « qui pète ».

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