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Comment faire du bon putaclic

Un article avec un titre « normal », va recevoir 3 à 4 % de clics sur Facebook. Un article avec un titre qui incite au clic en recevra entre 20 et 25 %. Bien sûr cela peut dépendre du thème, de l’image qui accompagne l’article et de plein d’autres facteurs. Mais l’ordre de grandeur correspond à cela.

Si vous gagnez votre vie sur internet, vos revenus sont proportionnels à votre popularité. Cela signifie que vos revenus vont varier sur une échelle de 1 à 6 rien qu’en fonction du choix de vos titres. Il est donc naturel d’observer ce qui fonctionne et d’en profiter.

Mais cela pose également un problème. Il faut répondre à la demande des gens d’une manière intelligente. Parce qu’à trop suivre bêtement ce qui fonctionne on peut sombrer rapidement dans le n’importe quoi. C’est ainsi que dans les années 80, l’audimat a transformé la TV en divertissement stupide et insipide. Le journalisme est mort dans la manœuvre. Et aujourd’hui, les youtubeurs à la mode multiplient les titres sensationnels sans rapport avec leur contenu rien que pour faire du clic.

Vous vous demandez sûrement comment écrire un titre qui fonctionne. L’idéal est de tester soi-même et de regarder ses stats Facebook. Il existe cependant quelques principes qui aident à trouver un titre qui incite au clic.

La négativité marche très bien. Le danger de ceci, l’arnaque de cela… sont des titres qui fonctionnent. Comment obtenir tel résultat désirable sans passer par tel problème pénible est également une bonne option.

Maintenant, une autre question se pose. Comment ne pas sombrer dans la négativité ? Un titre négatif fait cliquer. Tout cela est très bien. Mais vous ne voulez probablement pas que votre contenu ressemble au journal de 20 h.

Utiliser un titre à double sens comme je l’ai fait pour « l’arnaque du développement personnel » est une très bonne option. En français, lorsqu’on utilise les mots « de » ou « du » pour associer deux notions, on ne sait pas trop qui est l’attribut de qui. Si je fais un article « la peur des chiens », je peux parler des gens qui ont peur des chiens. Mais je peux également parler des peurs ressenties par les chiens.

Lorsqu’on utilise un tel titre, une interprétation sera souvent plus négative que l’autre. Les gens auront tendance à choisir la mauvaise interprétation, mais votre article relèvera le débat en utilisant l’autre sens.

C’est toujours une bonne chose de relever le débat. On utilise la négativité des gens pour les inciter à cliquer. Mais on les amène vers quelque chose de plus constructif qu’un simple jeu sur les émotions négatives comme le ferait un journal TV.

Dans l’article que j’utilise comme exemple, je commence par un titre qui fédère tout le monde. Tout le monde a envie de cliquer sur un tel article. Si une personne n’aime pas le développement personnel, elle cliquera pour que je confirme son avis. Inversement, une personne qui aime le développement personnel cliquera pour constater à quel point je suis un salopard qui ne pense pas comme elle.

Et finalement, les deux seront surprises. Dans mon article, je commence par décrire un problème qui sclérose complètement le développement personnel. Et je termine sur une note plus positive en donnant les grandes lignes permettant de faire le tri.

La personne qui n’aimait pas le développement personnel se dira peut-être qu’elle avait trop généralisé et que tout n’est pas si pourri. Et celle qui l’aimait déjà aura probablement un regard plus critique. Et tout le monde en sortira grandi.

Voilà les grandes lignes de ma méthode. Bien sûr, elle ne plaît pas à tout le monde. Dans mon exemple, la personne qui se met au développement personnel en pratiquant le jogging et en mangeant bio tout en gardant son état d’esprit pessimiste risque de ne pas apprécier mon article. Mais on ne peut jamais plaire à tout le monde et cette approche est un bon compromis. Parce que dans les faits, les gens dérangés par un tel article ne font pas partie de ceux pour lesquels j’écris.

Bien sûr, la négativité n’est pas le seul vecteur d’incitation au clic. Le voyeurisme fonctionne aussi très bien. Raccorder son article à une thématique grand public est également une bonne méthode. Je l’ai d’ailleurs fait plusieurs fois sur ce blog avec de bons résultats. Mais dans tous les cas, le but est d’élever le niveau pour amener le lecteur vers un sujet plus profond. C’est cela qui permet de faire du bon putaclic.

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